L’Afrique est-elle vraiment l’avenir de la Chine ?

Publié le: mardi, 12 avril 2016 | Ecrit par: ICT Media

Accroissement des échanges, aides diverses et investissements massifs de la Chine en Afrique : le partenariat tel qu’il s’est dessiné au sommet de Johannesburg en décembre 2015 sera-t-il gagnant-gagnant, donc bénéfique pour l’Afrique ?

 

La Chine en Afrique va à la chasse aux matières premières…

Vrai, mais – Pékin ne s’en cache pas. La Chine a besoin des ressources naturelles de l’Afrique. Les pays occidentaux, concurrents par excellence de la Chine sur le continent noir, en profitent d’ailleurs pour clamer haut et fort que c’est son principal objectif. Ce que l’Empire du milieu refuse d’admettre, évoquant toujours son apport multiforme dans le développement infrastructurel de nombreux pays africains, ce qui n’est pas faux. Car près de 3 000 sociétés chinoises, couvrant de nombreux secteurs comme les mines, le pétrole, l’énergie, les télécoms, les transports ou le BTP, sont implantées en Afrique.
Mais ce continent, reconnaissait le président Xi Jinping à l’occasion du 6e sommet Chine-Afrique à Johannesburg en décembre 2015, possède d’abondantes ressources naturelles et humaines. Selon lui, il se trouve dans une phase ultime de son industrialisation et la Chine, riche de plus de 30 ans de réformes et d’ouverture, possède l’atout matériel en termes de technique, d’équipement, de compétences et de fonds pour accompagner le développement industriel et durable de l’Afrique. L’une a donc besoin de l’autre. Et surtout, Pékin met en avant sa neutralité et sa non-intervention dans les affaires politiques des États africains.

Tous les secteurs de la production sont concernés par les investissements chinois

Faux – Les industries extractives sont privilégiées. D’ailleurs, il y a eu un rétrécissement des investissements chinois en Afrique dû au ralentissement de l’économie chinoise. Ils qui se montaient à 3,54 milliards de dollars au 1er semestre 2014, et n’ont atteint que 568 millions au 1er semestre 2015, soit une baisse d’environ 84 %.

Eclairage Eco écrit par Beaugas-Orain DJOYUM, Lire la suite sur Cap Eco Africa

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